Tout s'en va
Il fallait bien que ça se finisse un jour, mais la maison est vide maintenant, hier c'était la fête, les rires, les délires, les chansons débiles, le cidre, les crêpes, la bonne année, Sleepy Hollow, la musique, le recueil, le nom de domaine, des tas de choses bien où on se sent à l'aise avec des gens chouettes qui ont ce petit truc comme vous. On était quatorze, quatorze amis réunis pour fêter la nouvelle année, on l'a fêtée, refêtée, on a parlé longtemps, on s'est couché à 6h, mais les autres ont fait nuit blanche, et on s'est fait une bataille de cotillon le lendemain matin, et c'était chouette, si beau si lumineux... Puis il a eu les aurevoirs. On se reverra, c'est sûr, mais bon, en attendant, un train qui part, c'est triste. Les parents de Marion et de Elise sont venus les chercher, nous on est partis vers la gare en chantant des chansons débiles assez fort pour couvrir le fait de se quitter. Sur le quai on avait 15 minutes, on a chanté une chanson stupide, on a cherché un compartiment vide pour Chloé, Lucie, Marlène, Eléna et Morgane, et nous on est restés sur le quai, on s'est dit aurevoir, on a courru après le train. Dans les cinq autres invités deux repartaient en train demain et les autres repartaient chez elles en voiture (m'enfin, c'est à 10 min à pied ^^). Eh ben demain c'est aujourd'hui et ils sont partis tout à l'heure, d'abord Claire, Pauline et Manon, mais je les reveverrait demain, et Thomas et Elisa sont repartis en train. On s'est dit aurevoir. J'ai fait coucou à tout hasard, les vitres du TGV étaient tellement crades qu'on voyaient rien de l'intérieur. Et maman et moi on est reparties à la voiture. La maison est vide.